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Profil de l'entrepreneur : Johanne Dubé, propriétaire, que l'on peut qualifier d'intuitive, a expérimenté plusieurs métiers avant d'en arriver à l'agriculture.Voici quelques exemples : Photographie, reboisement, ébénisterie, chauffeur privée, etc.
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Au troisième siècle, Eugénie, fille de Philippe, gouverneur d'Alexandrie, décida de quitter sa famille, accompagnée des deux valets qui lui avaient été accordés. Sur son chemin, elle entendit des voix qui ouvrirent son coeur à la présence divine. C'est alors qu'elle se dirigea vers l'endroit d'où provenaient ces voix pour y demander l'asile. L'accès lui fût interdit puisqu'il s'agissait d'une abbaye n'abritant que des moines. Mais la chaleur et l'amour ressentis en son coeur la poussèrent à revêtir des habits d'homme, de prendre le nom d'Eugène et à revenir quelques jours plus tard se présenter aux portes de l'abbaye pour enfin y être acceptée, elle, ainsi que ses deux fidèles valets.
Elle y vécut ainsi plusieurs années; on lui demanda même de devenir pasteur, position qu'elle accepta. Au fil des ans, ce moine avait développé la réputation de pouvoir guérir. Un jour, une dame, qui depuis plusieurs années n'arrivait pas à se libérer d'une grave maladie, entendit parler de ce moine qui faisait des guérisons. Elle entreprit le voyage afin de rencontrer ce moine. De cette rencontre, elle obtint effectivement une guérison. De retour chez elle, libérée des souffrances qui l'affligeaient depuis tant d'années, elle décida de faire parvenir au moine Eugène, des cadeaux en guise de remerciements. Lorsque les valets de cette dernière voulurent remettre les présents, Eugène les refusa en affirmant n'en avoir aucun besoin, préférant garder la légèreté et liberté de son âme. Les valets retournèrent donc avec les présents. Lorsque la dame apprit le refus du moine, elle fût saisie de colère et ordonna qu'on la conduise auprès du moine, afin de lui remettre en personne les présents qu'elle tenait tant à lui offrir. Leur rencontre fût brève. Eugène lui répéta qu'il préférait vivre d'un coeur libre et qu'il n'avait nul besoin de ces présents. La dame, offensée, fût prise d'une telle colère qu'elle accusa le moine de courtisanerie. Eugénie fût donc traduite en justice. Lorsque vint l'ultime moment de se défendre, elle n'eût d'autre choix, afin de prouver son innocence, que d'ouvrir sa chasuble en répondant à l'accusation :"Je ne puis l'avoir courtisée et de plus je suis ta fille", étant jugée par son père qui occupait encore ses fonctions. Son identité ainsi révélée, elle dût retourner vivre en société. Par sa façon d'être et de penser, elle influença la population sans même s'en rendre compte. Les gens se mirent alors à revendiquer des droits, ce qui donna lieu à de nombreux conflits, occasionnants ainsi plusieurs morts. La première à être assassinée fût, dit-on, sa tendre et douce amie. Les conflits ne voulant cesser, ceci poussa les autorités à donner Eugénie en exemple. On tenta alors de la brûler sur le bûcher, mais en vain, ils ne pûrent allûmer celui-ci. On essaya de la noyer en lui mettant des pierres aux chevilles, elle flotta quand même au-dessus de l'eau, suivant le courant de la rivière. Par la suite on l'enferma dans un cachot afin de l'affamer et ainsi, la laisser mourir. N'y trouvant pas la mort, la population se mit à dire qu'elle était nourrit de la main même du Christ. Devant tant de phénomènes surnaturels, la panique s'empara des autorités qui alors décidèrent de la décapiter durant la nuit, laissant ainsi sur la place publique son corps démembré, afin de donner un exemple à la population. De sa vie fut écrit un roman, l'un des plus lu par les hommes de par le monde et ce encore à ce jour. Autres textes sur Sainte Eugénie. |